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¤ L'École nationale supérieure des Mines

Georges FRIEDEL

Georges FRIEDEL

1907 - 1919

Parlé de Georges Friedel, c'est d'abord parlé d'un grand chercheur,(dont beaucoup de ses recherches ont été menée à l'École) mais il fut aussi un directeur important de cet établissement, auquel il fut très attaché. Son parcours ressemble à celui de Tauzin, lui aussi est un professeur de l'École. Son long directorat de douze ans s'inscrit dans la stabilité et dans la lignée de ses deux prédécesseurs dans ce premier cycle de recherche à l'École. Il fait aménagé de façon moderne deux laboratoires de métallurgie de 170m² et de d’électrotechniques de 30 m² , s'inscrivant .

Il est à la tête de l'École lorsque cette dernière prend le nom d'École nationale des Mines, adopte un nouveau programme d'admission et gagne en prérogatives administratives et financières. Il fut aussi un artisan acharné de la reconstruction complète de l’École, qu'il souhaite moderne et neuve. Avec l'interruption du projet pour cause de guerre, il n'eu de cesse que de relancer le projet. Il fut l'un des trois artisans qui permetteront in fine à l'École de s'installer dans les murs qu'elle occuppe encore, cours Fauriel.

Lorsqu’il quitte l’établissement stéphanois (c'est uniquement pour son Alsace natale) il laisse une mission « faire de l’Ecole de St-Etienne, l’école des Mines la plus florissante du monde entier».

Albert (Henri) CHIPART

Albert CHIPART

1919 - 1929

Directeur adjoint de Friedel, Chipart prend presque naturellement sa succession en 1919. Cette date correspond à un changement de statut pour l'École qui grace à l'ordonnace du 19 septembre 1919, est dirigé par le Conseil de l'École, sous la tutelle du ministre.

Pour lui, sa tache commence par un retour à une situation normale, c'est à dire repasser à un cursus triénnal et retrouver une stabilité dans le corps professoral. Il faut dire que la guerre, qui a contraint l'École à fermer trois ans, a profondément désorganisé l'établissement. Après-guerre, Chippart prend en compte les besoins accrus d'ingénieurs pour le pays. Il a comme objectif total d'accueillir de 150 élèves. Il adapte les programmes (enseignement militaire et langue vivante) et les règlements.

Chippart  assiste à des moments clé de la vie de l'école : centenaire, obtention du titre d'école nationale supérieure des Mines, remise de la croix de guerre et surtout assure la direction de la construction de la nouvelle école, même si ce projet n'avait pas sa préférence.

Claude DESCOMBES

Charles DESCOMBES

1929 - 1943

Claude Descombes est à la fois à la tête de l'École et de l'arrondissement minéralogique de Saint-Étienne. Dès son arrivée, il se donne trois mission.

Il durcit les règlements pour sanctionner par des retraits de points tout manquement des élèves une la stricte assiduité. Puis il instaure un principe qui perdurera longtemps : la distribution de cours autocopiés. A ces fins, il achète le premier moyen de reprograhie de l'École. Pour atténuer les dépenses, il compte, à raison, sur la vente de publications.

Malgré une hausse inévitable des droits d'inscription, très soucieux du bien êtere des élèves, il restera comme celui qui a favorisé la construction d'une maison pour les élèves. Elle ouvre ses portes à la veille de la Seconde Guerre mondiale, rue César Bertholon (Aujourd'hui rue Francis Baulier) 

Son long directorat s'accompagne également d'une refonte des cours, en révisant en profondeur la cohérence entre les enseignements donnés dans chaque discipline. Il se préoccuppe beaucoup de la "situation morale", c'est à dire la reconnaissance du diplome de l'ingénieur des Mines de Saint-Étienne, en particulier à l'étranger.