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¤ L'École après la seconde guerre mondiale

Louis NELTNER

Louis NELTNER

1943-1971

Au cours de la guerre, un évènement transforme l’École. Le directeur Descombes est promu inspecteur général des Mines, le 1er avril 1943, laissant ainsi son poste vacant. Louis Neltner, le seul candidat à la fonction, fait l’unanimité autour de lui. Louis Neltner est une des personnalités les plus emblématiques de l’École au XXe siècle. C’est le directeur qui est resté le plus longtemps en fonction, et sa personnalité a marqués de nombreuses générations d’élèves. On peut dire que cet alpiniste chevronné à consacrer sa carrière à l’École des Mines de Saint-Etienne, comme professeur puis directeur. Pendant la guerre, il s’illustre en protégeant la résistance à l’École et en organisant pour les élèves un travail au fond des mines pour leur éviter le Service du Travail Obligatoire (STO), imposé par l’occupant allemand.

Il est officiellement choisi par le conseil de l’École, le 23 septembre 1943 et dès 1944, il fait adopter des reforme sur l’enseignement. Louis Neltner insiste pour que le cours magistral soit entièrement rédigé par le professeur et diffuser avant le cours. Le temps de cours n’est plus celui de la leçon, mais celui des exercices d’application rédigés par le professeur et de l’exposé de questions difficiles à saisir. Le directeur de l’École souhaite développer le travail personnel et donner aux élèves le temps pour cela, d’où l’introduction des options. Il propose que soit créées, en deuxième et troisième année, trois options parmi les principaux cours : Exploitation, Métallurgie et Géologie. Neltner instaure le stage ouvrier : une innovation par la forme, mais renouvellement d’une vieille tradition héritée de l’École des mineurs : le contact avec le terrain.

Parmi les grands faits marquants l’école sous son directorat, on peut citer les débuts du concours communs aux écoles des Mines de Paris, Saint-Etienne et Nancy, hérité de la guerre, d’une nouvelle forme de recherche, se structurant en centre. La place de la métallurgie et de la chimie se renforce. La politique général de Neltner est la défense de l’école stéphanoise par rapport aux autres grandes écoles. Il est également confronté aux mutations de l’industrie minière.

Sentant qu’une transition est en cours, le directeur Neltner annonce au conseil de perfectionnement, le 29 mai 1970, son intention de se retirer à la fin de l’année scolaire 1970-1971.

Lucien VIELLEDENT

Lucien VIELLEDENT

1971-1978

Il est remplacé par Lucien Vielledent, ancien professeur et sous-directeur de l’ecole des Mines de Saint-Etienne, qui revient de Paris. C’est à cette période que l’informatique se développe, très rapidement, à l’École et que les filles intègrent la formation d’ICM. Sous la direction de Vielledent, la recherche est renforcée les effectifs d'enseignants et de chercheurs ont quasiment doublé et de nouveaux bâtiments sont été construits sur le même site. Les écoles des Mines de Paris et Saint-Etienne se rapproche. La modernisation se concrétise également par la préparation de nouveaux décrets encadrant le fonctionnement de l'Ecole à partir de 1972.

Lorsque Vielledent souhaite se retirer de ses fonctions, son successeur est tout trouvé pour l’administration, en la personne de Guy Arnouil (1978-1980). Nommé à l’école pour seconder le directeur il montre très vite sa volonté de moderniser le fonctionnement de l’École et faire évoluer l’enseignement qui y est donné.

Maurice MERMET

Maurice MERMET

1980 - 1987

Philippe SAINT RAYMOND

Philippe SAINT RAYMOND

1987 - 1991